Le musée donne une image rassurante dans le paysage urbain. Il domine souvent un quartier de sa monumentalité. Il évoque des souvenirs d’enfance, des visites pour découvrir une momie ou une célébrité locale. Plus tard, on le fréquente pour s’extraire du quotidien, partager le savoir et le plaisir du regard. Avec le temps, on éprouve une sympathie réelle pour une institution censée avoir l’éternité devant elle. Le musée d’aujourd’hui s’est ouvert à un public plus large, impatient, qui demande plus d’interactivité, d’événements et de médiation, loin du silence empesé d’usage au siècle dernier. Il est devenu un lieu de vie.