Parfois moquée pour ses couvertures pastel et ses intrigues codifiées - tout en étant, paradoxalement, une vraie « école » où nombre de traductrices ont fait leurs armes - Harlequin, maison culte de la romance populaire, se retrouve au cœur d’une contestation inédite. Accusée par des traducteurs de basculer massivement vers la traduction automatique, l’entreprise fait face à une fronde qui dénonce un « plan social invisible » et, plus largement, ce qui est perçu comme la première étape d’une remise en cause profonde - et possiblement durable - du métier. HarperCollins France, groupe auquel appartient Harlequin, défend sa décision.