Parmi les milliers de composés PFAS ou "polluants éternels", peu d'entre eux sont recherchés et documentés, exception faite des quelques substances intégrées dans les dispositifs de contrôle réglementaires. C’est en substance la conclusion tirée du premier bilan dressé par l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) sur la contamination par les PFAS en France. Le constat est fait d’une grande hétérogénéité des données suivant les compartiments et les molécules. Ainsi sur l’air, les sols, les poussières et l’exposition professionnelle, dépourvus de surveillance obligatoire, les données sont parcellaires voire inexistantes. Une nouvelle stratégie de surveillance différenciée est donc proposée pour prioriser les actions et combler les lacunes.