L'obsessionnelle gestion du temps
Les managers sont de plus en plus obsédés par leur productivité personnelle
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Les managers sont de plus en plus obsédés par leur productivité personnelle
Gestes, posture, regard, distance entre collègues… La communication non verbale peut donner aux managers de précieux indices sur l’état d’esprit de leurs collaborateurs, à condition de ne pas tirer de conclusions trop rapides. Comment interpréter le langage corporel en réunion ? Quels signaux observer ?
[Article en accès libre réservé aux agents du Département du Calvados]
Dans plusieurs communes près de Bordeaux, des agentes de services d’aide à domicile participent à l’organisation du travail et prennent des initiatives. Et tout le monde y gagne. Désormais le turn-over est minime (5%) et l’absentéisme a chuté.
Promesse d’augmentation non tenue, promotion qui n’arrive jamais, travail récupéré par un supérieur, mise au placard… Le sentiment de trahison professionnelle peut durablement détériorer la relation avec son manager et la confiance au travail.
Nous n’avons jamais eu autant d’outils pour organiser notre travail : agendas partagés, listes de tâches, méthodes de priorisation, messageries instantanées, outils collaboratifs… Et pourtant, beaucoup de managers terminent encore leurs journées avec le sentiment d’avoir été très occupés sans avoir réellement avancé sur l’essentiel.
J'ai demandé, sur mon profil Linkedin, à plus de 2 600 personnes ce qu'elles supprimeraient en priorité de leur quotidien professionnel. 44% ont choisi les réunions inutiles. 29% les fausses urgences. 17% les interruptions. Trois irritants différents en apparence.
Un discours sérieux débute souvent par une anecdote qui, même si elle n’a aucun rapport avec la suite, détend l’auditoire – et le conférencier. J’aimerais commencer cet article1 par une de ces histoires – certes amusantes – mais qui, en fin de compte se révélera moins légère qu’il ne le semblait au départ.
La confiance dans une équipe est souvent associée aux grands moments : un projet difficile mené ensemble, une crise surmontée ou un séminaire réussi. Pourtant, elle se construit beaucoup plus souvent dans des gestes minuscules et répétés.
Une promotion interne est toujours une bonne nouvelle. Pourtant, derrière le sourire du collaborateur promu se cache souvent une réalité plus complexe : changer de posture, trouver sa légitimité face à d’anciens pairs et répondre à des attentes parfois implicites.
Certaines équipes donnent une impression rassurante de maîtrise. Les réunions sont fluides, les décisions rapides, les désaccords rares. Pourtant, un excès d’alignement et d’harmonie peut aussi étouffer la contradiction, fragiliser les décisions et réduire la capacité collective d’apprendre.
Il y a des moments professionnels que l’on n’oublie jamais. Pas parce qu’ils sont glorieux, mais parce qu’ils nous obligent à choisir entre notre carrière et nos valeurs. Il y a plusieurs années, un manager m’a demandé de falsifier un document. J’ai refusé.
Et si l’été était le moment idéal pour se remettre en mouvement ? Alors que les fortes chaleurs peuvent freiner la pratique sportive, la marche reste une activité simple à intégrer dans son quotidien. Une habitude à adopter pendant les vacances… et à ne surtout pas abandonner une fois de retour au bureau.
Dans bien des organisations, des employés doivent, chaque jour, repérer les zones grises, arbitrer des dilemmes et réparer ce que les règles n’ont pas prévu au départ. Le poids d’un tel travail éthique, qui passe souvent inaperçu, peut être lourd à porter. Le reconnaître constitue désormais un véritable enjeu de gestion.
Pendant longtemps, j’ai laissé les réunions, les emails et les urgences décider de mes journées. Puis j’ai commencé à choisir davantage ce qui méritait réellement mon temps et mon énergie. Ce changement progressif m’a permis de produire plus, de travailler mieux et finalement de passer à quatre jours par semaine.
Stress, manque de motivation, difficulté à se reconnecter au travail… Le blues de la rentrée peut rendre la reprise difficile après les vacances. Comment retrouver son rythme sans se laisser submerger ? Camy Puech, président fondateur de Qualisocial et spécialiste de la santé mentale au travail, livre quatre conseils pour reprendre sereinement et limiter la charge mentale.
Il est 8 h 45. Personne ne vous a rien demandé, et vous êtes déjà à votre poste depuis un quart d’heure. Vous ne vous êtes pas fait convoquer : vous vous êtes convoqué vous-même. Ce geste minuscule résume le principal résultat de notre thèse en cours de finalisation : ce qui tient les managers, aujourd’hui, ce n’est plus le contremaître. C’est le manager lui-même.
Et si la plus grande menace des dirigeants n’était pas la crise… mais leur propre épuisement mental ?Il est 2h du matin. La cellule de crise ne s’est toujours pas vidée. Le directeur général fixe un écran saturé de chiffres et de visages épuisés. Les décisions s’enchaînent : fermer un site, communiquer au public, mobiliser une équipe d’urgence. Il tranche, signe… puis doute.
Nous avons peut-être perdu quelque chose de plus précieux que notre temps. À l'heure où l'intelligence artificielle nous promet de gagner toujours plus de temps, la véritable ressource rare est devenue notre disponibilité mentale. Entre notifications continues et attention fragmentée, la saturation cognitive menace le discernement et la prise de décision.
La récente fuite de données touchant la DGFiP remet en lumière une question centrale pour les managers : comment maintenir la confiance quand les organisations multiplient les procédures et les outils de contrôle ? L’excès de règles et l’automatisation peuvent réduire l’autonomie des collaborateurs, favoriser la défiance et affaiblir leur pouvoir d’agir.